Pour leur retour sur le circuit de Dijon-Prenois, les camions ont fait le show en piste, pour le plus grand bonheur des nombreux spectateurs amassés dans les tribunes naturelles qui jalonnent le circuit. La course 1 a offert un scénario rythmé, entre maîtrise en tête et bataille intense dans le peloton.

Parti de la pole position, Téo Calvet (#20 – Freightliner) a parfaitement négocié son envol pour conserver l’avantage au premier virage. Le champion en titre s’est immédiatement installé en tête, sous la pression constante de son rival de toujours, Thomas Robineau (#75 – MAN). Derrière eux, le départ est resté globalement prudent, à l’exception de José Sousa (#22 – Freightliner), victime d’une perte de contrôle qui l’a relégué au-delà de la dixième place. Aux avant-postes, la hiérarchie s’est rapidement figée. Calvet, Robineau, Jonathan André (#44 – MAN), Lionel Montagne (#40 – Renault), Raphaël Sousa (#21 – Freightliner), Anthony Robineau (#8 – MAN) et Aurélien Hergott (#10 – DAF) ont formé un groupe compact, sans véritables tentatives de dépassement. Solides et réguliers, les sept hommes ont creusé l’écart sur le reste du peloton à mi-course, verrouillant les premières positions.

Derrière ce groupe de tête, le spectacle est venu de la lutte pour le gain de la huitième position, synonyme de pole position dans la course 2 (grille inversée entre les huit premiers). Antoine Languillat (#31 – Iveco) et Lucas Rivals (#15 – Renault) se sont livrés un duel intense durant toute la course. À force de se rendre coup pour coup, les deux pilotes ont toutefois permis à Yorick Montagne (#24 – Renault) de recoller progressivement. Dans les derniers tours, la situation s’est décantée. Rivals a fini par trouver l’ouverture sur Languillat à l’entame de l’avant-dernier tour. Dans la foulée, Yorick Montagne a lui aussi pris le meilleur sur le champion de France Junior 2025, avant de partir à la poursuite de Rivals. Au terme d’un dernier tour particulièrement disputé, Montagne a finalement arraché la huitième place et partira donc depuis la pole avec Aurélien Hergott (#10 – Daf) à ses côtés. 

Déjà auteur d’un départ mouvementé, José Sousa (11e) s’est de nouveau illustré en piste, cette fois dans une lutte serrée avec Matthieu Bernard (#89 – MAN). Les deux pilotes se sont retrouvés roue contre roue au cœur du peloton, avant qu’un légère touchette ne vienne mettre un terme à leur duel. Dans l’incident, Sousa s’en sort sans conséquence majeure et a pu poursuivre sa course sans trop de pertes. En revanche, l’issue a été bien plus cruelle pour Matthieu Bernard. Parti en tête-à-queue, le pilote a été contraint à l’abandon, mettant fin prématurément à ses espoirs dans cette première manche. Un coup dur pour Bernard, qui confirme une nouvelle fois sa pointe de vitesse, mais aussi une certaine malchance en course. Régulièrement dans le rythme, il peine encore à concrétiser, souvent piégé par des circonstances défavorables. Nul doute qu’il aura à cœur de rebondir pour la suite du week-end et d’inverser enfin cette tendance.

Romain Rivals (#17 – Renault) conclut cette première course à la 12e place, au terme d’une prestation solide au cœur du peloton. Il devance notamment Ivan Rodrigues (#94 – MAN), auteur d’une remontée remarquée. Relégué en fond de grille après avoir manqué ses qualifications pour excès de vitesse, ce dernier a su refaire une grande partie de son retard en course. Légère déception pour Fabrice Chaignaud (#74 – Scania). Qualifié 12e dans le nouveau format de superpole, il a perdu quelques places en course et conclut finalement au 16e rang. Comme souvent lors de ses apparitions, Guillaume Martin (#25 – MAN) a fait honneur au lycée Jeannette Guyot. Le professeur se classe 17e, juste devant la seule féminine du week-end, Jennifer Janiec (#66 – MAN). Thomas Verdier (#42 – Iveco) et Guillaume Machecourt (#58 – MAN) ferment la marche.

À noter également que les nouveaux venus du championnat, Anthony Daguier et Guillaume Boiteux, ne pourront finalement pas rouler ce week-end. Les deux pilotes, qui se partagent le même camion (l’un pilote le samedi, l’autre le dimanche), ont été contraints de renoncer après la casse de la distribution de leur Renault. Une avarie trop importante pour être réparée sur place. Ils espèrent pouvoir effectuer leurs débuts au Castellet dans quelques semaines.
La course a aussi été marquée par plusieurs abandons. Kévin Bassanelli (#11 – Daf) a été contraint de jeter l’éponge suite à un problème technique. Même sort pour son coéquipier Dimitry Treuvey (#30 – MAN), victime de soucis de levier de vitesse alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la grille de départ. Un début de week-end décidément compliqué pour l’équipe CCV.

Crédit photo : Xavier Martin